J’allais faire une très, très mauvaise chose.
Et même si je me détestais pour ça, je savais que je le ferais.
J’allais donner à Isabella un faux mot de sécurité.
Je me levai de mon lit et commençai à faire les cent pas. C’était mal. Tellement mal. Avec mes précédentes soumises, j’avais utilisé le système ‘vert/jaune/rouge’ standard de mots de sécurité. Celui qui signifiait la fin de la relation et que je prévoyais de donner à Bella était bidon. Et plus que ça, c’était mal. Tellement mal que je serais exclu de la communauté si ça se savait.
Mais comment cela pourrait-il se savoir? Isabella n’allait parler à personne.
Et je n’allais certainement pas en parler.
Aucune de mes soumises n’avaient jamais utilisé son mot de sécurité avant. J’arrivais à lire les signes d’Isabella facilement, donc je ne la pousserais jamais trop loin. Je vérifierais souvent si tout allait bien. Si on pensait de cette manière, qui aurait besoin de mots de sécurité de toute façon?
Ceux qui sont sûrs, sains et consensuels.
Mais, argumentai-je avec moi-même, je pouvais être sûr, sain et consensuel sans mot de sécurité. Je savais que le pouvais. Et Isabella réfléchirait à deux fois avant d’utiliser son mot de sécurité si elle pensait qu’elle devrait partir. C’était le moyen parfait de m’assurer qu’elle resterait avec moi.
Oui, décidai-je, nous nous en sortirons sans mots de sécurité. Parfaitement bien.
J’allai jusqu’à ma table de chevet et ouvris le tiroir. La boite bleue pâle de chez Tiffany me regardait et je l’ouvris. Demain, j’offrirais mon collier à Isabella.
Et c’était encore une autre règle violée – je n’avais jamais donné mon collier à une soumise avant d’avoir couché avec elle. Jamais. Qu’étais-je exactement en train de faire en offrant mon collier à Isabella sans la prendre d’abord?
Je n’arrivais pas à répondre à cette question. Je savais seulement que je le faisais.
Je tenais le collier sur la paume de ma main, essayant d’imaginer de quoi il aurait l’air sur Isabella. De quoi son cou long et délicat semblerait avec mon collier autour de lui. Elle le porterait toute la semaine, et même si les autres le voyait uniquement comme un joli bijou, elle et moi saurions la vérité – qu’elle était mienne. Je pouvais la traiter comme je le voulais. Je pouvais lui donner du plaisir à ma façon. Elle me donnerait du plaisir comme j’en aurais envie.
Je reposai le collier dans sa boite et fermai le tiroir. Donner mon collier à une soumise…
Ça faisait plus d’un an que je n’avais pas offert mon collier à une soumise. Juste avant de décider de sortir avec Tanya, ma relation avec Jessica s’était terminée. Jessica avait voulu plus, et moi non. A la fin, nous avions décidé de nous séparer. Peu de temps après son départ, Tanya avait appelé et je m'étais dit que j’allais donner un essai à une relation normale.
Comme si quoi que ce soit avec Tanya pouvait être appelé de normal. Mais comme un étrange coup du sort, Tanya voulait être dominée. Ou du moins, elle pensait qu’elle le voulait.
« Attache-moi, Edward. »
« Fesse-moi, Edward. »
Notre relation était condamnée depuis ce premier coup de téléphone. Tanya était aussi soumise que moi.
Offrir mon collier à une soumise avait une signification spéciale pour moi. J’étais toujours monogame une fois le collier donné. Monogame aussi longtemps que la relation durait. Je ne partageais jamais mes soumises avec d’autres dominateurs, et mes soumises n’avaient jamais eu à s’inquiéter que je joue avec d’autres soumises.
Aussi longtemps qu’elle voudrait de moi, je serais le dominateur d’Isabella.
Je soupirai et m’installai sur mon lit, pris l’énorme volume en cuir de La Locataire de Wildfell Hall de Anne Brontë, et le feuilletai. Mes yeux tombèrent sur une page, « Mon matériel de peinture était rangé sur un coin de la table, prêt à être utilisé pour le lendemain, et seulement couvert d’un tissu. Il le découvrit rapidement, et, posant sa chandelle, il les jeta délibérément dans le feu : palette, couleurs, pinceaux, brosses, vernis : je les voyais tous se consumer : les spatules se cassaient en deux, l’huile et la térébenthine sifflaient et s’élevaient en grondant dans la cheminée. Il fit alors sonner la cloche. »
Tout ce qu’avait du ressentir Helen quand Arthur avait brulé ses réserves de peintures. Tout comme ce que je ressentirais si Isabella me quittait.
Térébenthine.
Térébenthine dans le feu.
Je les voyais tous se consumer.
Aussi absurde qu’il pouvait être, c’était le parfait mot de sécurité.
***
J’étais réveillé à 5h30 le lendemain matin et, après une douche rapide, je descendis à la cuisine pour préparer le petit-déjeuner. Je commençai avec des muffins à la myrtille faits maison. Isabella avait une décision importante à prendre aujourd’hui. Je ferais ce que je pourrais pour rendre cette décision plus facile.
A 6h30, je l’entendis se déplacer à l’étage. Il n’y avait aucun doute qu’elle se demandait ce que je faisais.
Oh, Isabella, si seulement tu savais ce que j’ai prévu…
J’aurais probablement dû lui dire la nuit dernière que je m’occuperais du petit-déjeuner. Mais la nuit dernière, je pensais à autres choses, et le déjeuner n’en faisait pas parti. Je disposai deux assiettes sur la table de la cuisine, parce que ce matin, je voulais entendre ce qu’Isabella avait à dire. J’étais sûr qu’elle avait des questions. Des questions sur le fait de ne pas s'embrasser, sur le fait je n’avais pas encore couché avec elle, sur mes idées et mes attentes.
A 7h00 tapantes, elle entra en trombe dans la cuisine pour me trouver assis à la table.
C’est le grand jour, Isabella. Aujourd’hui, tu deviens mienne.
« Bonjour, Isabella. » Je lui montrai la place à côté de moi d’un signe de la main. « Tu as bien dormi? »
Son visage s’empourpra. Elle n’avait pas du tout bien dormi, mais elle me regardait droit dans les yeux – elle avait obéi à mon dernier ordre.
« Non, » dit-elle. « Pas vraiment. »
Comme je le disais – un livre ouvert.
« Installe-toi et mange. » Dis-je.
Elle passa son regard sur tout ce qui était étalé sur la table, puis elle me regarda avec un sourcil relevé. « Tu dors? »
« Quelques fois. » Dis-je.
Je la regardais manger, me délectant du jeu de ses mâchoires et de son régal quand elle prit une bouchée de son muffin.
Parle-moi. Pose-moi des questions.
Mais, si je lui demandais de parler, penserait-elle de moi comme quelqu’un d’insistant? Le ferait-elle seulement parce que j’étais son dominateur et que je lui demandais de parler?
Qui sait? Il fallait que j’essaie une autre tactique.
« J’ai passé un très bon weekend, Isabella. » Dis-je. « J’aimerais que l’on continue notre relation. »
Elle s’étouffa. « Vraiment? »
Pourquoi trouvait-elle cela surprenant? Comment ne voyait-elle pas à quel point elle me plaisait?
« Je suis très fier de toi. » Dis-je. « Tu as une attitude et une façon d’écouter que je n’avais jamais vu. »
Elle rougit encore, le ton rosé que je savais maintenant capable de couvrir son corps entier. Je repensai à la veille, à la façon dont elle était exposée sur mon lit. Nue, rougissante, et haletante.
Une fois qu’elle porterait mon collier –
Arrête !
Tu dois d’abord lui demander.
« Tu as une décision importante à prendre aujourd’hui. » Dis-je. « Nous pourrons parler des détails après le déjeuner et ta douche. Je suis certain que tu as plusieurs questions pour moi. »
« Puis-je demander quelque chose, monsieur? »
Ne venais-je pas de lui dire de me poser ses questions?
« Bien sûr. » La rassurai-je encore. « C’est ta table. »
« Comment as-tu fait pour savoir que je n’avais pas pris de douche hier matin et aujourd’hui? Comment savais-tu quel shampoing, savon et dentifrice j’utilise? Comment as-tu… »
« Une à la fois. » Dis-je. Merde, elle pouvait parler. « Je suis un homme très observateur Isabella. J’ai su que tu n’avais pas pris de douche parce que je savais qu’il n’y avait pas de réveil dans ta chambre. Je suis très surpris que tu aies réussi à te lever à temps pour me préparer le déjeuner. Et tes cheveux n’avaient pas l’air d’avoir été lavés. J’ai deviné que tu n’en avais pas pris ce matin non plus puisque que tu es descendue ici à toute vitesse. »
La suite était délicate. C’était une pure coïncidence que je sois tombé sur elle et son amie blonde au magasin Bath and Body Works le même jour où j’avais acheté les nuisettes et les dessous chez Victoria’s Secret. « J’ai su quel savon et shampoing tu utilisais car j’ai pu les sentir quand tu es venue me voir au bureau. » Je les avais sentis sur elle, ce n’était pas un mensonge. Mais si elle apprenait que je l’avais vue faire du shopping, elle pourrait penser que j’étais quelqu’un de faux. Ou un traqueur.
Tu es quelqu’un de faux. Et beaucoup de personnes te traiteraient de traqueur.
Non, répliquai-je. Je fais juste de la rétention d’informations. Deux choses complètement différentes.
Et je ne l’ai jamais traquée.
« Pour ce qui est du dentifrice – j’ai été chanceux. » J’avais envie de sourire – j’avais vu juste pour le dentifrice et je ne l’avais même pas cherché. Nous étions faits pour nous entendre.
« Tu ne m’as pas demandé si j’avais suivi ton ordre d’hier soir. » Dit-elle.
C’est vrai. J’aurais probablement du le faire, même si je connaissais la réponse.
« L’as-tu fait? » Demandai-je.
« Oui. »
Bien sûr que oui. Contrairement à certains d’entre nous, tu ne peux pas mentir.
Je pris une gorgée de café. « Je te crois. »
« Pourquoi? »
« Parce que tu ne peux pas mentir – ton visage est un livre ouvert. » Elle devait le savoir, pourtant. « Ne joue jamais au poker, tu perdrais. »
Elle rougit encore. Oui, elle le savait. « Puis-je poser une autre question? »
Autant que tu veux.
« Je suis toujours à la table. » Dis-je.
« Parle-moi de ta famille. » Dit-elle, me prenant complètement par surprise.
Vraiment, avais-je envie de demander? De toutes les choses que tu peux demander, tu me poses des questions sur ma famille? Mais c’était ce qu’elle voulait, donc je lui parlerais un peu de mes parents, de leur mort, de ma tante et de mon oncle, Carlisle et Esmé. Ma curiosité fut piquée quand elle mentionna que sa colocataire pourrait être intéressée par Emmett. Je me demandais si c’était la blonde que j’avais vue avec Isabella en train de faire les magasins.
Emmett adorait les blondes.
« Tu me donnerais son numéro? » Demandai-je. « Je pourrais le donner à Emmett. »
Elle eut l’air mal à l’aise pour la première fois de tout le weekend. « Euh, je ne sais pas… elle n’est pas… elle ne ferait pas… le côté domination… »
« Je vois. » Dis-je, et c’était vrai. Ça en disait beaucoup sur Bella; même si elle pensait que sa colocataire pourrait apprécier Emmett, elle ne voulait pas la mettre dans une position inconfortable. « Ce ne sera un problème. Emmett n’a pas le même style de vie que moi. Que fait ta colocataire dans la vie »
« Elle travaille dans l’informatique. Mais son grand amour, c’est de restaurer des voitures. Elle est grande, blonde, et superbe. »
C’était donc la blonde; Emmett m’en devrait une. Et elle aimait les voitures. Bonus. « Elle doit rencontrer Emmett, alors. Je sais comment faire. D’ailleurs, ça me rappelle quelque chose. » Je me levai; il était temps de se mettre au travail. « Je veux que tu portes mon collier, Isabella. S’il te plait, pense-y pendant que tu prends ta douche. Rejoins-moi dans ma chambre dans une heure, nous en discuterons davantage. »
Après qu’elle ait quitté la cuisine, je nettoyai les assiettes et allai dans ma chambre pour tout préparer. Quand j’entendis Isabella sous la douche, j’allai poser la robe de chambre bleue et les dessous assortis sur son lit.
Elle entra dans la chambre pile à l’heure. La couleur bleue faisait ressortir la magnifique pâleur de sa peau la rendant lumineuse. Ses cheveux sombres tombaient avec légèreté sur ses épaules et ses yeux bruns parcoururent la chambre.
Elle était encore nerveuse.
« Assied-toi. » Lui dis-je, et elle prit place sur le banc couvert de coussins comme une princesse royale.
Je pris le collier de la boite et lui fis face. « Si tu acceptes de porter ce collier, tu seras marquée comme mienne. » Je tendis le collier pour qu’elle le voie. « Mienne pour faire ce que je veux. Tu m’obéiras et ne questionneras jamais ce que je te dirai de faire. Tes weekend m’appartiennent et je peux en faire ce que je veux. Ton corps m’appartient et je l’utiliserai comme bon me semble. Je ne serai jamais cruel et ne causerai jamais de dommage permanent, mais je ne suis pas un maître tendre, Isabella. Tu devras faire des choses auxquelles tu n’as jamais pensé, mais je te donnerai aussi un plaisir inimaginable. »
Je te veux, étais-je en train de lui dire. Et je veux être à toi.
« Comprends-tu? » Demandai-je.
Elle hocha de la tête. « Je comprends, monsieur. »
Et même si je savais que ce n’était pas le cas, l’excitation commença à pulser dans mes veines. Plus qu’une seule autre question…
« Le porteras-tu? » demandai-je.
S’il te plait, dis oui, ou hoche la tête, ou fait quelque chose.
Elle hocha encore de la tête.
Putain, oui. C’était ce qu’elle voulait.
J’allai me placer derrière elle pour qu’elle ne voie pas à quel point sa réponse m’avait excité. Elle était à moi. Elle avait accepté d’être ma soumise. J’attachai le collier autour de son cou et repoussai ses cheveux sur le côté.
Waou. Elle était belle avec mon collier.
Mon collier.
J’avais envie de me mettre en face d’elle et d’écraser mes lèvres sur les siennes. De lui dire à quel point elle me plaisait, mais encore une fois, je ne me faisais pas confiance pour croiser son regard et j’avais créé une règle. Je concentrai mon attention sur la magnifique teinte de sa peau. « La couleur te va à merveille, » dis-je, et je repoussai la robe de ses épaules.
Ce qu’elle était douce. Sa peau était soyeuse, encore un peu humide de sa douche.
« Tu m’appartiens maintenant. » Dis-je. Je voulais lui prouver mes mots. Mes mains glissèrent dans son soutien-gorge, et je pris ses seins dans mes mains, me réjouissant de la manière dont ses tétons pointaient. « Ils sont à moi. » Et j’ai hâte de mieux les connaitre. Mes mains continuèrent leur descente, glissant le long de ses hanches. « A moi. » dis-je, parce que tout son corps m’appartenait désormais. Une étincelle de pur désir me traversa et je me rapprochai pour l’embrasser dans le cou.
Mon dieu, elle est délicieuse.
Je la mordillai et elle gémit, toute tremblante sous mon toucher. « A moi. » Dis-je. Ne l’oublie jamais.
Mes doigts atteignirent leur destination et je repoussai sur le côté le léger satin de sa culotte. « Et ça? » Je glissai un doigt en elle. « Rien qu’à moi. »
Oh oui, ça, c’est à moi.
Elle était étroite, humide et bien plus agréable sous mes doigts que je ne l’avais espéré. Mon sexe se durcit et je glissai un autre doigt en elle. Etroite et chaude. Je commençai à les bouger, aussi profondément que je le pouvais. Elle gémit et rejeta sa tête en arrière.
Oui, Isabella. Sens ce que je peux te faire.
Je continuais à la caresser jusqu’à la sentir commencer à se contracter autour de moi et je retirai mes doigts. « Même tes orgasmes sont miens. » Et elle pouvait tout aussi bien comprendre maintenant.
Elle gémit de frustration.
« Bientôt. » Murmurai-je. « Très bientôt. Je te le promets. »
Elle leva la main pour toucher le collier.
« Il te va très bien, Isabella. » Je me replaçai devant elle. « Je suis très content. »
Je me tournai et pris un coussin du lit. Allait-elle me faire une remarque sur ce qui allait suivre, ou allait-elle seulement l’accepter? « Ton mot de sécurité sera térébenthine. Dis-le et notre histoire se termine immédiatement. Tu enlèves le collier, tu t’en vas et ne reviens jamais. Autrement, tu viendras ici tous les vendredis. Parfois à six heures et nous dinerons ensemble. Les autres fois à huit heures et nous irons directement dans la chambre. Mes ordres concernant les heures de sommeil, la nourriture et l’exercice restent les mêmes. Comprends-tu? »
Je retins mon souffle.
Elle hocha de la tête.
« Bien. Je suis souvent invité à des soirées. Tu m’y accompagneras. J’ai justement une de ces soirées samedi prochain, une soirée de charité pour une des associations de mon père. Si tu n’as pas de robe de soirée, je t’en trouverai une. Tout est clair? As-tu des questions? » Ou dis-moi à quel point je suis cinglé avec ce mot de sécurité.
Elle mordilla sa lèvre. « Je n’ai pas de questions. »
Hummm. Ses lèvres. Je me penchai vers elle et sentis son odeur délicieuse. « Je n’ai pas de questions… »
Dis-le. Laisse-moi t’entendre le dire.
J’ai besoin que tu le dises.
Mais elle ne savait pas de quoi je parlais.
« Dis-le, Isabella. » Lui murmurai-je. « Tu l’as mérité. »
Elle se pencha en avant en comprenant. « Je n’ai pas de questions, Maitre. »
Maitre. J’aurais pu grogner de plaisir d’entendre ce mot sortir de ses lèvres.
« Oui. Très bien. » Mon sexe était insupportablement dur et poussait inconfortablement contre mon pantalon. Je commençai à le déboutonner. « Maintenant, viens et montre-moi à quel point tu es contente de porter mon collier. »
Elle glissa du banc et vint se mettre à genoux devant moi sur le coussin. Le bout de sa langue sortit de sa bouche pour courir sur ses lèvres.
Merde, elle voulait ça autant que moi.
Dans un bruit entre soupir et gémissement, elle se pencha en avant pour me prendre dans sa bouche. Je posai mes mains sur sa tête pour garder mon équilibre quand elle me prit plus profondément.
« Entièrement, Isabella. » Dis-je. « Prends tout. » Et je savais qu’il ne lui en faudrait pas beaucoup plus pour prendre plus que mon sexe dans sa bouche. Elle seule avait le pouvoir de prendre à la fois mon corps et mon âme.
Mais tout ce à quoi j’arrivais à penser était l’instant présent. Tout sur quoi j’arrivais à me concentrer était la sensation de sa bouche alors qu’elle m’engouffrait. Je touchai le fond de sa gorge et commençai à faire des vas-et-viens.
« Tu aimes ça? » Demandai-je. « Tu aimes que je baise ta chaude petite bouche? »
Elle fit un bruit affirmatif qui envoya des vibrations à travers mon aine. Putain. Je resserrai mon emprise dans ses cheveux.
« Bientôt. » Promis-je. « Bientôt on verra quoi d’autre je peux baiser. »
Elle me suça plus fort et je baissai les yeux pour regarder ma queue glisser dans sa bouche. Ses yeux étaient baissés et je frissonnai à la vue de sa petite bouche prenant l’intégralité de mon membre. Elle bougea ses lèvres pour laisser ses dents glisser sur ma longueur.
Elle s’en souvient.
« Bordel, Isabella. »
J’essayais de retenir la sensation de mon orgasme grandissant au plus profond de moi, fermant les yeux pour bloquer la vue de sa bouche sur moi. Mais elle continuait à brûler dans ma mémoire et c’était inutile de renier ce qu’elle me faisait.
« Je vais venir, Isabella. » Dis-je alors que mon sexe tressaillit dans sa bouche. « Je ne peux pas… »
Je donnai un dernier coup et me tins profondément en elle pendant que je me libérais dans sa bouche. Elle avala, remuant sa gorge autour de ma tête et je sifflai de plaisir.
Quand elle eut terminé, je me retirai et remis mon pantalon. « Tu peux te rhabiller. » Lui dis-je.
Elle se leva, son visage rougissant d’excitation.
Je sais, avais-je envie de dire. Je ressens la même chose.
***
Elle partit dans l’après-midi et je lui donnai l’ordre de revenir vendredi à dix-huit heures. Je fis de mon mieux pour contenir mon excitation quand je lui parlai de vendredi soir. Après tout, elle ne savait pas ce que j’avais prévu, mais je savais que ça allait être une longue semaine durant laquelle je penserais au moment où je prendrais enfin son corps.
Je lui demandai si elle avait des questions avant de partir, et elle mentionna seulement que je lui procure une robe pour le weekend prochain. Je savais qu’Alice aurait quelque chose de parfait.
« Bien sûr. » Lui dis-je. « J’aurai quelque chose pour toi à porter pour samedi et j’ai eus tes mensurations dans ta candidature. »
« Merci, Maitre. » Dit-elle.
« Ne me remercie pas pour ça, Isabella. » Dis-je. « Et si tu as une quelconque inquiétude ou question pour moi cette semaine, n’hésite pas à m’appeler sur mon portable. »
J’espérais réellement qu’elle appelle, mais je savais qu’elle ne le ferait probablement pas.
Appelle-moi, Isabella. Je veux que tu le fasses.
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7 comments:
Merci, c'était vraiment génial.
J'ai hâte de lire le prochain chapitre !
J'ai déjà lu cette fic en version original. Je suis très heureuse de pouvoir la redécouvrir dans ma langue maternelle...
Vivement la suite!
j'adore !
comme je l'i pas lu en anglais j'ai hâte de lire la suite et j'espère que la suite viendra bientôt!
et bien traduit ( en tout cas très français ^^ ) avec ça!
C'est fantastique de pouvoir lire cette fic en français! Le point de vue d'Edward est génial et explique beaucoup de choses. merci beaucoup!
Je me languie déjà la suite!
vivement la suite :)
Oh je suis très contente de pouvoir lire un nouveau chapitre, car j'aime beaucoup ces récits, ils sont très bien écrit et très bien imaginé et le thème est pour moi nouveau.
Merci
Bisous
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